• Les AGs se ramassent à la pelle...

    Aprèe une première partie agitée, l'association La Clémenterie va enfin effectuer sa deuxième partie d'AG, puisque la première ne concernait que le remboursement de tous les fonds apportés par le groupe arrivé il y a 1 an et demi, ainsi que de la cofondatrice du projet d'il y a 6 ans.

    Il paraissait impossible de finaliser l'AG normalement dans ce contexte. Aussi, nous allons plutôt vous inviter, très bientôt, pour une réunion apaisée, dont l'objectif, outre les habituels fonctionnement d'une asso (Élection de CA, rapport moral, rapport financier etc.) sera bien de présenter et définir ensemble ses projets futurs et en cours. C'est bien cela qui nous intéresse tout de suite et nous espérons y trouver du soutien auprès de vous.

    L'année dernière fut rude comme jamais et nous tenterons de faire mentir, à l'avenir, celles et ceusses qui nous disent que "les collectifs, ça ne marche jamais" - c'est à supposer que le reste de la société va bien, famille, couple, entreprise etc.

    Donc, oui, nous sommes toujours convaincuEs qu'un collectif autogéré est possible, voire très souhaitable. Mais nous sommes également convaincuEs que l'autogestion passe effectivement par une organisation intense des personnes entre elles et non pas en une sorte d'amoncellement de projets individuels qui, de manière plus ou moins hasardeuse, s'entremêlent ou non.

    Le sens d'un tel projet se confirme chaque jour, ainsi que sa difficulté: l'autonomie d'action des personnes est sans cesse remise en question, les savoir-faire, malmenés et il n'est pas rare de rencontrer des personnes totalement convaincus de savoir faire certaines choses ou, encore pire, de pouvoir les faire sans vraiment avoir appris à le faire, puis d'être confronté au résultat d'une telle position: malfaçons, arbres coupés à 1m, chantier jamais fini, j'en passe et des meilleures.

    Il n'est pas question de mettre en doute la capacité de tout un chacun à apprendre, voire à créer, mais en accord avec les autres, d'une part, et surtout dans la continuité d'une histoire des arts et métiers, de l'agriculture, de ma grand-mère, de ton grand oncle. Il n'est pas ennuyeux de reprendre le fil de l'histoire des peuples. Ils ont assez souffert pour nous faire passer leur savoir-faire, leurs colères et leurs combats.

    Aimons-les à rebours et recréons leurs gestes, nourrissiers s'il en fut, profondémment porteurs de vie et de sens.

    Un de nos projets concernant justement les luttes paysannes, les luttes révolutionnaires, conduites par les ouvriers exploités, nous pensons proposer un cycle de projections sur ces thèmes, dont peut-être une partie se fera au Camélia, ce lieu mythique situé au centre de La Souche.

    Vous serez tenus au courant. À tout bientôt

    J


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