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    Tous les mercredi, de 18h à 20h30, au marché paysan et artisanal de la place de Jaujac, un stand des faucheurs-euses est attenants au nôtre. Vous y trouverez de quoi vous informer et des jus de pommes et du vin en vente en soutien aux faucheurs-euses.

     

    Soutine au procès en Arriège

     

     

    Soutine au procès en Arriège

     De l'Ardèche, au moins une voiture partira: faites-vous connaître si vous souhaitez en profiter.


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  • La Clémenterie accueille le festival du MRAP ce vendredi à partir de 14h. Les enfants auront des jeux à disposition, les adultes aussi s'ils le veulent et bien sûr à boire et à manger(couscous le soir), plus de la musique et de la danse et du slam...

     


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  • Une faucheuse volontaire d'OGM refuse de donner son ADN : le tribunal la relaxe

    Article du Dauphiné Libéré du coin (dit aussi "Le Daubé")

    Le 4 novembre 2016, le tribunal correctionnel de Privas avait condamné deux militants du collectif des Faucheurs volontaires à une amende avec sursis pour avoir déversé de la peinture sur des bidons de désherbants toxiques dans trois magasins d’Aubenas.

    Le 13 juin dernier, Julie Watrin, faucheuse volontaire d’OGM, était à la barre du tribunal correctionnel pour s’expliquer : « Je manifeste à visage découvert, j’ai déjà donné ma carte d’identité, je ne vois pas pourquoi je donnerais un bout de mon corps. Mon refus est politique. » Son avocat, Me Guillaume Tumerelle, ajoutait que l’obligation de prélèvement ADN est disproportionnée par rapport aux faits reprochés. « On ne peut pas appliquer le fichage à ma cliente au même titre qu’à un délinquant sexuel ! »

    Le parquet, lui, a requis 200 € d’amende. Julie Watrin a finalement été relaxée. « Cette jurisprudence est une bonne nouvelle pour les Faucheurs volontaires d’OGM comme pour les militants politiques dans leur ensemble », commentait à chaud le collectif des Faucheurs volontaires.

     


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  • Refus de prélèvement ADNVoilà un texte écrit un jour avant le procès, qui en explique en partie les enjeux . Ce texte s'adresse au juge qui a présidé ce procès, ainsi que celui du 30 septembre 2016:

    Je suis là pour refus de prélèvement biologique, un délit condamné par la loi, un délit perpétuel en plus.

     

    Je vais avoir beaucoup de mal à me défendre, à faire amende honorable aux yeux de la société. Je suis terriblement en colère.

     Qu'un acte de résistance au fichage généralisé des lanceuses et lanceurs d'alerte, militantEs et activistes de causes écologiques, humanitaires, sanitaires, deviennent la proie des accusateurs de l'État et non seulement occupe le temps de la justice, mais aussi ses crédits me met foncièrement en colère.

     Ce que j'ai découvert à ce sujet m'autorise largement à qualifier ce délit, cette accusation d'abus indigne d'une société de libertés démocratiques.

     Je ne tiens à rien de plus que continuer à être paysanne sur les terrasses ardéchoises, mais un gouvernement qui use d'un de ses piliers fondamentaux, la justice, à la solde des privilèges d'une caste au pouvoir me fait réaliser que j'ai bien fait de n'aller pas voter pour un régime définitivement a-démocratique.

     

    Nous avons vu, au dernier procès qui nous a réunit qu'il y a différentes façons de s'engager dans cette société.

     

    Vous avez décidé de mettre à profit vos compétences et vos lumières au service de la justice, en accomplissant, au mieux vos interprétations de lois que d'autres, censés être aussi au service du peuple, ont votées.

     

    D'autres s'engagent, comme monsieur Frédéric Jacquemart, dans la lutte, au combien inégale, de protection de la nature. D'autres encore, s'engagent auprès des humains.

     

    Je me suis engagée, il y a longtemps, dans des luttes dites politisées, que ce soit des luttes quotidiennes comme le féminisme ou avec les faucheuses et faucheurs volontaires.

    La lutte est difficile, pleine de doutes et désespérante. Devenir paysanne était un moyen de construire, d'avoir un pendant à l'impression continue de se faire écraser par des bulldozers.

     

    Je pense ainsi à toutes les luttes contre la destruction de la nature, le site d'enfouissement des déchets à Bure, les luttes contre le nucléaire, mortifère, contre la vente et l'usage de produits toxiques pour tout être vivant, contre l'exploitation des classes sociales maintenues dans la pauvreté, les luttes contre l'accaparement des terres agricoles pour en faire des aéroports, des golfs et des centres de loisirs appauvrissants s'il en fallait.

     Refus de prélèvement ADN

    NulLE n'est censée ignorer la loi, nous dit-on. Qui peut se prévaloir de cela ? En tout cas, il est une loi que nombre d'entre nous, militantEs et activistes, avons eu tôt fait de connaître, tant elle est pratiquée abusivement et c'est celle-là justement qui nous réunit aujourd'hui.

     

     À quoi peut servir ce fichage de personnes, lanceuses d'alerte, agissant dans des buts politiques de sauvegarde et de protection de valeurs morales en perdition ?

     Cette loi a été utilisée, depuis son élargissement par un président hautement destructeur des valeurs sociales et politiques, de solidarité et d'égalité, de manière systématique contre nous, qui nous sommes engagéEs pour la société.

     

    Quel sens donner à ces procès à répétition contre nous ? Sinon de nous épuiser dans nos luttes ?

     

    Quels moyens avons-nous, lorsque même la justice, pourtant donnée comme indépendante, permet à la classe dominante de faire taire ces oppositions qui contrecarrent les projets qui profitent à si peu au détriment de tant de gens ?

     

    Ça mériterait une dissertation philosophique sur le sens d'avoir un État piloté par une classe sociale dont on peut tout dire sauf qu'elle déroge à mettre tous les moyens en action pour continuer à conserver tous ses privilèges de classe au détriment du reste du peuple.

     

    Refus de prélèvement ADN

     Prélèvement ADN.

    Ces prélèvements permettent de ficher les caractéristiques biologiques d'un individu, à des fins policières et donc, de justice.

     Outre le fait qu'un très grand nombre de personnes s'est retrouvé en prison injustement, parce que les techniques de lecture de ces fameux prélèvements sont plus que douteuses, outre qu'en France, plus de deux millions de personnes sont fichées au FNAEG alors que 80 % d'entre elles n'ont jamais été condamnées, outre que la loi n'autorise pas d'engranger les gènes codants qui permettent de déterminer l'origine ethnique, les maladies génétiques d'une personne mais que c'est quand même fait, j'attire votre attention sur un point :

     Quand nous allons hériter d'un gouvernement fasciste et raciste, que croyez-vous qu'il va faire avec ce fameux FNAEG ?

     Les nazis ont déporté les juifs et les tziganes, mais aussi les militants anarchistes et communistes, les homosexuelLEs.

    Refus de prélèvement ADN

    Quelle aubaine cela aurait été pour un tel régime si un FNAEG avait existé…

    Ce délit de refus de prélèvement biologique est le seul qui agit comme une épée de Damoclès : un délit perpétuel.

     Si vous me condamnez aujourd'hui, demain je peux être convoquée à nouveau à la gendarmerie de Thueyts pour la même chose et recevoir de nouveau un avis de procès.

     Si aujourd'hui vous m'en exemptez, demain, je peux être appelée de nouveau le faire. Nulle part il existe un recourt contre cette loi.

     

    Pourquoi ne pas ficher tous les nouveaux-néEs ?

    En me laissant ficher, je porte la responsabilité d'avoir ma famille en son entier au FNAEG : mon fils, mes sœurs, mes parents et mes neveux et nièces, cousines et cousins.

    Pour toutes ces raisons, non seulement je refuse aujourd'hui de me soumettre à ce prélèvement, mais je déclare que je le refuserai toujours."

     La procureure a requis 200€.

    Notre avocat a plaidé la relaxe.

    Jugement rendu le 13 juillet à Privas. Après on ira au bal des pompiers, bien entendu!

    Merci à tous ceux et celles qui sont venus pour nous soutenir, à celles et ceux qui ont envoyé un message de soutien, un 'tit coup de téléphone.

    Merci à Aude et Guillaume.

     Merci à Mme La procureure pour sa contribution personnelle et adéquate: "si la justice

    était juste, ça se saurait"!!!!!

     

     

     

     

     

     


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  • Solidarité pour Julie et tous les militants non-violents refusant le fichage de leur ADN !

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    Julie, paysanne et Faucheuse Volontaire ardéchoise, était convoquée ce mardi 13 juin au Tribunal de Privas pour refus de prélèvement d’ADN faisant suite au procès de l’année dernière pour l’action de dénonciation du Round Up dans 3 magasins d’Aubenas. (Lire le communiqué de la Conf’07 du 30.09.2016).  Plusieurs dizaines de personnes ont assisté à l’audience pour la soutenir et réaffirmer que les lanceurs d’alerte menant des actions non-violentes ne doivent pas être fichés comme des criminels ! 

    Les paysan-ne-s de la Confédération Paysanne sont bien évidemment solidaires de Julie.

    Le fichier FNAEG de fichage génétique était initialement réservé aux délinquants sexuels ou auteurs de crimes contre l’humanité. Ce sont aujourd’hui les lanceurs d’alerte, les militants écologistes et les syndicalistes que l’on tente de ficher ce qui est toalement inacceptable.

    En tant que syndicalistes et au même titre que les Faucheurs Volontaires et bien d’autres militant-e-s, les paysan-ne-s de la Conf’ sont souvent inquiété-e-s, la dernière en date étant Dominique Henry, paysanne du Doubs, jugée pour ce même motif de refus de prélèvement d’ADN en janvier 2017 suite à l’action contre l’usine des 1000 vaches (condamnée à 750€ d’amende en 1ère instance elle a fait appel et sera rejugée fin 2017).

    L’avocat de Julie a plaidé la relaxe en invoquant entre autre (liste non exhaustive):

    •  une demande d’exception d’illégalité pour atteinte aux droits de l’homme
    • la disproportion de la peine: la réquisition de la procureure est plus lourde que la condamnation pour l’infraction initiale (200€ avec sursis) !
    • la remise en cause de la nécessité du fichage: le juge doit évaluer cette nécessité et ne pas tomber dans l’automaticité
    • l’inégalité: pourquoi elle et pas son collègue condamné, voir les autres personnes présentes à l’action ?
    • l’article 6 de la loi de 1978 « Informatique et Liberté » concernant les notions de données adéquates, pertinentes et non excessives

    La procureure de la République a requis 200€ d’amende contre Julie tout en reconnaissant qu’elle n’était pas une délinquante !

    Le jugement a été mis en délibéré au 13 Juillet 2017. Nous espérons la relaxe pure et simple.

     


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