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  • Le jeudi 28 juin, Les Faucheurs Volontaires avaient prévu une action d'occupation d'un laboratoire de biologie végétale à L'ENS de Lyon pour dénoncer les études de manipulation génétique des plantes qui s'y pratiquent et la préparation de nouveaux OGM qui  seront cachés sous un autre vocable.
    Les Faucheurs Volontaires venaient aussi demander des comptes au sujet du projet Génius qui intègre ces nouvelles biotechnologies. Projet porté par l'INRA avec d'autres partenaires notamment privés.



     

    Les 70 Faucheurs Volontaires ont cependant été bloqués à l'entrée de l' ENS par les forces de police. Un petit groupe de Faucheurs a été reçu et un rendez-vous a été pris avec le PDG de l'INRA et le coordonnateur du projet Génius.

    Nous ferons entendre notre refus de la manipulation du vivant à des fins commerciales faisant fi des risques pour l'environnement et la santé de tous sur Terre.

    Vous trouverez ci-joint une photo, le communiqué de presse et deux autres documents  expliquant pourquoi nous nous opposons aux nouveaux OGM et au projet Génius.

    Le collectif des Faucheurs Volontaires d'OGM

    Lettre ouverte des Faucheurs Volontaires aux élus, chercheurs et citoyens concernant le projet Génius


    Septembre 2014


    Le 25 juin dernier, une quarantaine de Faucheurs Volontaires d'OGM à l'appel du collectif 69-42 a occupé pacifiquement les locaux de l'École Normale Supérieure de Lyon qui hébergent des chercheurs en biologie moléculaire de l'INRA travaillant sur le projet GÉNIUS.

    http://www.genius-project.fr/le-projet/presentation
    Voir remarque à la fin de la lettre


    Ce projet de recherche élaboré sous l’ancien gouvernement et débuté en septembre 2012 sous le mandat de Mr Hollande porte sur la transgenèse dans les semences de 9 espèces cultivées (blé, maïs, riz, colza, tomate, pomme de terre, peuplier, pommier, rosier). Il s’agit d’un projet de recherche, de fabrication et de mise sur le marché de semences génétiquement modifiées. Il est clairement présenté comme un miracle technologique alors qu’il s’agit toujours de produire des plantes transgéniques, la technique des méga-nucléases ne changeant absolument rien à la problématique fondamentale des OGM.
    Ce « partenariat » est public privé et implique 10 institutions publiques (8 de l'INRA , 1 du CIRAD, 1 de l'université Lyon III) et 5 entreprises privées (Biogemma, Cellectics, Germicopa, pépinières Delbard, Vilmorin).
    Le budget de ce projet s’élève à 21,3 millions d’euros et participe à la stratégie nationale de recherche et d’innovation qui depuis affiche sa priorité pour les «biotechnologies et les bioressources ».


    Pourquoi les Faucheurs Volontaires dénoncent ce programme ?


    • En temps que lanceurs d'alerte, les Faucheurs dénoncent le double discours : d'un côté l'état met en place une loi interdisant la culture du maïs transgénique et d'autre part, il finance dans ses laboratoires publics des recherches visant à créer des plantes transgéniques destinées à être cultivées dans les champs avec tous les risques de contamination et les problèmes environnementaux conséquents. Les FV rappellent d'autre part, que l'innocuité des OGM n'est toujours pas démontrée.


    • Les FV dénoncent un déni de démocratie : la société civile n'est pas avertie de ces recherches publiques sur les OGM alors qu'elle reste opposée à leur culture.


    • La technique de transgenèse aboutit au dépôt des brevets c'est à dire à la privatisation du vivant, ce que dénoncent les FV dans le domaine agricole pour deux raisons : elle dépouille les paysans de leur droit sur leurs semences et de leur savoir faire de sélectionneur et contrairement aux chiffres annoncés elle uniformise les semences, c'est à dire diminue la biodiversité cultivée. Ainsi, l'INRA c'est à dire l'État offre le bien commun des semences au secteur privé et favorise les multinationales responsables de l'agriculture industrielle au détriment de l'agriculture paysanne
    ( elle même capable d'assurer la souveraineté alimentaire et préservant l'environnement et les sols).


    • les Faucheurs Volontaires dénoncent aussi au travers de ce projet les tentatives de manipulation du législateur qui sera clairement appelé à alléger les réglementations concernant cette nouvelle technique d'obtention des OGM.
    Voir remarque à la fin de la lettre


    • Le programme GÉNIUS prétend résoudre certains effets négatifs des OGM par de nouvelles technologies, ce qui pour les Faucheurs Volontaires est infantile et illusoire au vu de la complexité et la globalité du monde vivant en constante coévolution depuis des milliards d'années.
    Les Faucheurs Volontaires rappellent qu'ils ne sont pas des faucheurs de science : Ils ne sont nullement opposés à la recherche fondamentale destinée à la compréhension du monde et de son évolution.

    Les Faucheurs Volontaires tiennent à rappeler que la problématique des OGM ne se résume pas et ne se résumera jamais à un simple problème de technique scientifique. Pour nous la technologie OGM est une technologie essentiellement liée au brevetage du vivant, à la privatisation du bien commun et des semences et à la transformation irréversible du monde vivant par la contamination.


    Nous rappelons aussi que les conséquences sanitaires sont rarement instantanées, leurs découvertes ne pouvant se faire qu' avec des recherches indépendantes sur le long terme or à ce jour aucune institution nationale ou européenne n'a réalisé une telle étude.


    Les questions que nous posons aux élus chercheurs et citoyens sont :
    - Comment les gouvernements successifs peuvent t’ils engager l’argent public pour privatiser du bien commun et « offrir » du « matériel biologique breveté » au secteur privé ?
    - Comment les gouvernements successifs peuvent-ils engager l'argent public dans ce projet alors qu'il n'y a eu aucune concertation préalable de la société civile ? Les seules techniques mises en œuvre étant celles de l'acceptabilité sociale ici confiée à des philosophes ( Université Lyon III).
    Voir remarque à la fin de la lettre


    Nous demandons un arrêt du projet Génius.
    Nous proposons une grande concertation concernant l’orientation de la recherche publique pour la valorisation du bien-être de la population (dans le domaine de la santé, du social, de l'environnement...) et la valorisation des biens communs.


    Nous proposons un grand débat multidisciplinaire et démocratique (société civile) sur les modalités d’évaluation de tout ce qui se rattache au vivant, à ses modifications et à son utilisation. L'évaluation actuelle des biotechnologies étant désuète et donc totalement inadaptée.


    Nous disons aux scientifiques et aux politiques :
    - vous ne pouvez plus dire aujourd’hui que vous ne connaissez pas les effets néfastes des OGM,
    - vous ne pouvez plus dire aujourd’hui qu’il n’y a pas d’alternatives,
    - vous ne pouvez pas proposer des règles de coexistence pour les OGM. Cette réglementation serait soit un non-sens soit l’institutionnalisation de la tromperie : les lois humaines ne pouvant régir tous les évènements de la nature.


    En conséquence , nous attendons de vous la prise de responsabilité d’un choix éclairé.
    Les Faucheurs Volontaires quant à eux continuent et continueront à assumer leur rôle de lanceurs d'alerte.


    Remarque : Suite à notre occupation à l'ENS de Lyon et à notre entrevue avec le Ministère de la Recherche le 9 juillet
    à Paris un changement conséquent a été opéré sur le site officiel de présentation du projet GÉNIUS en 1ère page :
    Ce passage était sur le site jusqu'en août : Le matériel biologique produit sera soit porté directement sur le marché des semences soit optimisé préalablement. L'information technique et le cadre éthique fourni au citoyen et législateur français pourraient à terme alléger la charge réglementaire pour les experts comme pour les demandeurs.
    Il a été remplacé par : Des preuves de concept porteront sur des résistances aux  maladies, la tolérance à la salinité, l'architecture de la plante ou encore la qualité des produits. Des études réglementaires, économiques et philosophiques exploreront le cadre socio-économique du travail expérimental.


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  • Un évènement exceptionnel en Ariège :
    Des Faucheur-e-s volontaires déposent une plainte
    contre les fabricants de pesticides contenant du glyphosate et
    ceux qui ont autorisé leur mise sur le marché
    Vendredi 15 juin à 10h au commissariat de police de Foix
    Rappel:
    Depuis le mois d’avril 2018 une campagne de recherche de glyphosate dans les urines
    des citoyen-ne-s est lancée en Ariège, elle préfigure une action nationale de grande
    envergure.
    Souvenons nous : août 2017, le tribunal de Foix se déclare incompétent pour juger
    l’action des Faucheur-e-s volontaires qui avaient enduit de peinture des bidons de
    pesticides contenant du glyphosate dans 3 grandes surfaces pour les rendre impropre à
    la vente.
    Le tribunal, à la demande des Faucheur-e-s et de leurs avocats, décide d’interroger la
    Cour de Justice de l’Union Européenne sur le respect du principe de précaution dans les
    méthodes d’évaluation et de mises sur le marché de tous les pesticides.
    La C.J.U.E. devrait statuer dans les quelques mois à venir.
    Mais les délais de la justice et des politiques n’étant pas en adéquation avec l’urgence
    sanitaire, les Faucheur-e-s volontaires poursuivent leur mobilisation avec la campagne
    citoyenne d’analyse d’urines.
    Il s’agit de réunir le plus de personnes possible afin de démontrer la présence de
    glyphosate dans leurs urines, le glyphosate étant le marqueur de la présence d’autres
    produits toxiques contenus dans les pesticides.
    Les personnes qui le souhaiteront pourront porter plainte contre les fabricants de
    pesticides contenant du glyphosate et ceux qui ont autorisé leur mise sur le marché
    Les premières plaintes seront déposées le vendredi 15 juin à 10h au commissariat
    de Foix.
    Elles marqueront le point de départ d’une mobilisation citoyenne nationale, l’ensemble
    des citoyen-ne-s en France pouvant s’y associer au fil des mois à venir.
    A cette occasion les Faucheur-e-s volontaires organisent une conférence de presse et
    invitent le plus grand nombre à les accompagner.
    Nous faisons aussi appel à un soutien financier participatif :
    https://www.helloasso.com/associations/campagneglypho
    Contact email : campagneglypho@riseup.net
    Contact presse : 06 10 94 66 82
    Association Campagne Glyphosate


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  • ZAD

    C'est pas parce qu'on prépare De Ferme en Ferme que nous sommes cloîtréEs dans notre montagne....

    Un texte que nous avons signé:

    NOTRE DAME DES LANDES ET AILLEURS :


    LE COLLECTIF ET LA DIVERSIFICATION SONT DES BONNES SOLUTIONS


    Communiqué des collectifs agricoles et diversifiés en soutien à la ZAD


    Depuis lundi 9 Avril, la ZAD fait face à une opération policière et militaire d'envergure. Plusieurs lieux collectifs ayant des activités agricoles, para-agricoles, artisanales et culturelles ont été détruits.
    Suite à l'abandon du projet d'aéroport, une large partie du mouvement avait signifié sa volonté d'engager un processus de régularisation des activités et habitats sur la zone via une proposition de Convention d’Occupation Précaire Collective, et la constitution d’une coopérative d’activités rassemblant à la fois des exploitants individuels et des activités collectives, des activités implantées de longues dates et d’autres qui sont nées suite à l’abandon du projet.


    Mais le Secrétaire d'Etat à la transition écologique déclare: "Nous pensons que la solution est une solution individuelle. C'est à chaque personne se déclarant agriculteur exploitant de se mettre en situation de régularisation. Donc, nous tournons le dos à toute forme de gestion collective, en tout cas, c'est l'opinion de l’État, de l'ensemble de ces terres". Par ce discours, le secrétaire d'état vient affirmer que, très spécifiquement, sur cette zone (contrairement au reste du territoire français), légalité signifie individualité.

    ZAD


    Ils veulent faire rimer légalité avec solutions individuelles : c'est une exigence réductrice sans fondement légal. Regroupés en associations ou en coopératives, dans plusieurs dizaines de lieux en France, nous cultivons des terres, nous faisons du pain, nous élevons des bêtes, nous tissons, nous construisons en commun, et, bon an mal an, « dans le respect des normes en vigueur », selon les exigences de labels bio ou des cahiers de s charges de l’agriculture paysanne.
    Nous, collectifs agricoles, tenons à dénoncer cet acharnement politique à faire de la zone une exception aux législations en vigueur, déjà fort contraignantes.
    Nous affirmons que des formes juridiques existent pour faire vivre des projets qui défendent le commun et la solidarité face à un monde où l'individualisme fait loi.
    Nous soutenons la ZAD dans sa tentative de régularisation via des formes de gestion agricole collective et nous continuerons à faire vivre et multiplier ces formes collectives qui permettent, un tant soit peu, de respirer quand le présent est irrespirable (sans compter les lacrymos). 

     


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